Mam'zelle Rêve

Nantes pour les 0-3 ans

Et si ….. Il faisait ses nuits

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler du livre de Pamela Druckerman (que je lis en ce moment) et du constat très intéressant qu’elle a fait sur le sommeil des enfants.

P. Druckerman est une journaliste américaine et qui vit et élève ses enfants en France. Dans son ouvrage « Bébé made in France », elle s’interroge sur les caractéristiques de l’éducation « à la française », en comparaison au(x) modèle(s) américains qu’elle connaît.

 

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Outre l’humour et l’autodérision géniaux de cette auteure, ce livre fait du bien, car on a l’impression d’être super valorisées, nous, françaises !!! Enfin, je n’ai pas encore lu le livre jusqu’à la fin !!!

Elle part donc de l’observation que les bébés des françaises qu’elle côtoie font leurs nuits assez tôt, entre 0 et 4 mois. Alors qu’elle-même et ses amies américaines galèrent vraiment (je vous avais bien dit qu’on était parfaites !!!).

Après s’être posée beaucoup trop de question, elle découvre la « pause », comme elle le nomme. Elle comprend l’importance de ne pas anticiper les demandes de l’enfant ou de se précipiter dès son réveil.

Déjà, les enfants ont souvent un sommeil agité (c’est normal !!!). Par conséquent, ils peuvent bouger ou même ouvrir les yeux… dans leur sommeil !!! Intervenir à ce moment-là reviendrait à les réveiller!!!

P. Druckerman l’explique très bien :

« Par ailleurs, les bébés se réveillent entre chacun de leurs cycles de sommeil qui durent environ deux heures. Il est donc naturel qu’ils pleurent un peu, le temps d’apprendre à enchaîner ces cycles. Si un parent interprète automatiquement ces pleurs comme une demande de nourriture ou un signe de détresse et se précipite pour apaiser le bébé, ce dernier aura du mal à apprendre à passer tout seul d’un cycle à l’autre. Il aura alors besoin d’un adulte pour le rendormir à la fin de chaque cycle. »

L’enfant a aussi besoin de temps pour apprendre à s’apaiser seul, à trouver des solutions par et pour lui-même. Plus on intervient vite, plus il attendra de l’adulte.

 

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Tout cela se fait bien sûr dans la bienveillance, le but n’étant pas de laisser hurler l’enfant mais de l’accompagner progressivement à être seul. L’observation de l’adulte est donc indispensable pour repérer le rythme de l’enfant, la raison de ses pleurs…. Mais il faut surtout être convaincu du bienfait de cette « pause », pour l’enfant qui apprendra à se sentir sécurisé même en l’absence de ses parents (ça lui sera utile tout au long de sa vie) et pour le parent qui retrouvera sa forme et sa patience après de bonnes nuits de sommeil. De plus, et ce n’est pas le plus facile, il faut accepter que l’enfant n’ait pas toujours besoin de ses parents, qu’il est capable de trouver des solutions seul. Il faut accepter d’être seulement « suffisamment » bon (et pas parfait) !!!

Facile à dire bien sûr….

Pour l’anecdote, P. Druckerman a essayé la « pause » avec sa fille de 9 mois et elle a fait ses nuits 3 jours après. Un livre que je vous conseille donc…

4 Comments

  1. Je suis entièrement d’accord même si c’est difficile parfois de ne pas intervenir mais on se rend vite compte qu’ils y arrivent très bien sans nous…merci!!!!

    • C’est vrai, c’est souvent facile à dire et le plus difficile, c’est d’être assez convaincu de ce que l’on fait pour résister à y aller. Et puis des fois, il y a vraiment besoin d’y aller…

  2. Je crois qu’il va falloir que je tente ça pour cette nuit et les prochaines … parce que petit dernier fait toujours des siennes….

    • Ça parait magique, c’est vrai, mais il faut aussi s’assurer que ses réveils ne soient pas dû à autre chose (mal de dent…). En tout cas, ne pas se précipiter et attendre de voir s’il est capable de se rendormir seul, ça aide.

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